Français langue première à Yellowknife

Bref historique de l’éducation en français langue première à Yellowknife :

En 1989, le premier programme d’éducation en français langue première débuta à Yellowknife à la suite de la demande d’un groupe de parents au Gouvernement des TNO. (GTNO) de pouvoir offrir à leurs enfants l’éducation en français langue première en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Tout au long de ces quinze années, les parents n’ont cessé de faire valoir leurs droits pour obtenir non seulement un programme d’éducation en français langue première, mais aussi tous les outils nécessaires pour répondre aux besoins de leurs enfants en matière de développement académique et identitaire. Parmi ces outils cruciaux pour un plein épanouissement, une école homogène adaptée aux besoins des francophones, des services scolaires et préscolaires adéquats et une gestion scolaire autonome.

Stefan Kakfwi Ministre de l'éducation des TNO en 1989

Stefan Kakfwi Ministre de l’éducation des TNO en 1989

De septembre 1989 à novembre 2000, la gestion de l’éducation francophone sera sous l’égide de la Commission scolaire anglophone Yellowknife Education District #1 (YK1). Un Conseil scolaire francophone fut officiellement établi en 1995, avec des fonctions, pouvoirs et des responsabilités inscrites dans la Loi sur l’Éducation de 1995. Il s’agit d’une gestion partagée où le Conseil n’a aucune autorité en matière de personnel et de ressources immobilières. Il possède un droit consultatif, mais non décisionnel. La mise en œuvre d’un programme en français langue première en 1989 se fit avec neuf élèves. D’abord localisé dans une salle de classe de l’École Sissons, le programme sera abrité quelques mois plus tard dans deux portatives qui deviendront par la suite l’École Allain St-Cyr.

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École JS Sissons

La clientèle croissant, deux autres portatives furent ajoutées dont l’une servira de bibliothèque, de salon du personnel, d’entrepôt et de bureau du Conseil scolaire francophone. L’ajout de niveaux, année après année, nécessita deux autres portatives pour un total de six. Malgré tout, l’espace continuait de manquer, le bureau de la secrétaire de l’école était situé dans le couloir. Il n’y avait aussi que très peu d’espace pour le bureau de la direction de l’école, pour l’aide, pour une enseignante de soutien aux enfants ayant des besoins particuliers. Il y avait nombre d’autres inconvénients, y compris l’utilisation du gymnase de l’École Sissons.

Il s’agissait au départ d’une situation temporaire pour quelques années. Cela dura 10 ans, soit plus du double du temps qui avait été prévu au départ. On peut ainsi dire qu’une génération d’élèves a vécu dans ces conditions inacceptables.

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École William McDonald

En 1996, la nouvelle Loi sur l’Éducation des TNO reconnaît le droit à l’éducation en français langue première aux ayants droit en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. En 1996, une demande officielle en vue d’obtenir une aide financière de Patrimoine canadien pour la construction d’une nouvelle école fut effectuée. Un partenariat entre la Commission scolaire YK1, le ministère, Patrimoine canadien et le Conseil scolaire francophone permit d’aboutir à une entente et à la construction d’une nouvelle école adjacente à l’école à double régime William McDonald (programme d’immersion française et programme anglophone dans la même école).

La nouvelle École Allain St-Cyr devait répondre aux besoins des niveaux M-12. N’ayant pas de laboratoire de sciences, de salle d’arts ménagers, de gymnase et de terrain de jeux, le personnel et les élèves de la nouvelle école allaient pouvoir utiliser ceux de l’École William McDonald. L’édifice de l’École Allain St-Cyr allait aussi accueillir une garderie francophone (voir plus loin la section Garderie Plein Soleil) et un espace communautaire (agora).

En 1999, 10 ans après ses débuts, les élèves et le personnel de l’École Allain St-Cyr emménagèrent dans leur nouvelle école. D’une superficie de 1644 m2, l’école est répartie sur trois étages et peut, selon les normes du GTNO, accueillir jusqu’à 130 élèves (M-12). Le 6 novembre 2000, la Commission scolaire francophone de division est établie et assumera dès juillet 2001 la totalité de la gestion scolaire pour l’éducation francophone. Dès 2001, l’école et la garderie étaient déjà devenues trop petites. De plus, depuis l’ouverture de l’école en 1999, il y eut de nombreuses difficultés quant à l’utilisation des espaces de l’école voisine, malgré une entente initiale. En 2003, la Commission scolaire francophone de division fit part à plusieurs reprises au GTNO de ses besoins d’agrandissement de l’École Allain St-Cyr pour répondre aux besoins croissants des élèves, dont la construction d’un gymnase et d’espaces supplémentaires pour les programmes du secondaire.

 

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